Le diaconat permanent fête ses 40 ans

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Dossier DA n°114 – Février 2005

Quarante ans après le vote de la Constitution conciliaire Lumen Gentium, qui ouvrait la porte du rétablissement du diaconat comme degré permanent du sacrement de l’ordre, il valait la peine de prendre la mesure de l’expérience française. C’est ce qu’ont souhaité faire quelques universitaires lyonnais (de la Catho, mais aussi des universités publiques) et ce qu’ils ont réalisé avec succès, du 19 au 21 novembre 2004, à Lyon, en réunissant les approches historiques, sociologiques, pastorales et théologiques. Variété des disciplines mais aussi variété des thèses exposées: le diaconat permanent étant encore dans sa prime jeunesse, nombre de questions demeurent ouvertes, comme le P. Sesboüé l’a d’ailleurs illustré dès sa conférence d’ouverture.

Le CND, tout en laissant aux universitaires la liberté qui convenait, a soutenu cette initiative. Un regard extérieur sur cet “ensemble social unique et nouveau”, cette “réalité ecclésiale ascendante” qu’est le diaconat français ne pouvait qu’être bénéfique. Certes, accepter un tel regard peut s’avérer dérangeant: un certain questionnaire a suscité des vagues… mais aussi plus de 50% de réponses, ce qui est un record en la matière, et qui montre que les diacres ressentent un fort besoin de s’exprimer sur leur ministère.

L’amphi de la Catho. était comble: environ 150 diacres, des épouses, et aussi des prêtres et quelques évêques… soixante seize diocèses représentés: ce n’est pas rien!
Le menu était très copieux pour l’horaire imparti, les contenus très denses, et donc la parole du “public” réduit à peu.
Malgré cela, et sans doute du fait que les universitaires s’impliquaient manifestement avec ceux dont ils parlaient, les réactions ont été globalement très favorables. L’on ne peut que remercier chaleureusement les organisateurs, à qui incombe encore la lourde charge de publier les actes de ce colloque, afin que nous puissions en savourer à tête reposée “la substantifique moelle”.

J. -F. Delarue