Journal d’un diacre de campagne

Journal d'un diacre de campagne couvertureJournal d’un diacre de campagne

À la lecture de la Presse beaucoup pensent que les Églises chrétiennes ne peuvent jouer un rôle dans l’avenir pour le respect des personnes humaines et à peine un peu moins, que les valeurs prônées par l’Évangile sont toujours d’actualité. Mais aussi ce témoignage, beaucoup moins diffusé :

« Combien de fois des incroyants avouent leur joie de savoir qu’un de leurs collègues de travail, un voisin de quartier, un camarade dans le syndicat ou une association politique ou sociale est appelé au Diaconat par l’Église… Ils ne savent pas bien dire ce que cela représente. Mais ils expriment souvent une vraie joie de savoir que cet homme qui partage le quotidien de leur vie se voir investi d’une mission de confiance de la part de l’Église. » (Père J. Epaulard — diocèse de Nanterre)

Il se vit, incognito, beaucoup de belles choses autour de nous. Des cathédrales se construisent, non pas de pierre mais de chair. De partout, des hommes et des femmes s’investissent beaucoup dans le relationnel, dans tout ce qui fait exister l’autre. Ils sont toujours curieux de découvrir en l’autre de nouvelles richesses, ne craignant pas de mettre en commun leurs propres richesses comme leurs pauvretés. Ils vivent ensemble. Et toute cette humanité est riche de cette spiritualité qui habite tout homme, toute femme : nous ne sommes pas seulement dans le “faire ensemble”, nous sommes dans le “vivre ensemble”.

L’intuition du diaconat est “l’articulation” entre le cultuel et le sacrement du frère. Ces deux démarches sont comme les deux yeux d’un même visage. Ensemble ils donnent le relief de ce qu’ils regardent.