Vocation : interpellation – Appel intérieur

Quelle que soit la vocation (à un service laïc, à la vie religieuse, au sacerdoce, au diaconat), il s’agît toujours d’un appel du Seigneur, à le servir et à servir nos frères.

Cet appel est ressenti peu à peu au plus intime de la personne, jusqu’à devenir une invitation à un cheminement possible. Celui-ci s’inscrit dans un temps plus ou moins long.
Ainsi, il peut arriver qu’un homme se fasse connaître comme « candidat » au diaconat ».

Mais le plus souvent, c’est la communauté ecclésiale (paroisse, mouvement, service d’Église) qui va interpeller un de ses membres, reconnu pour ses engagements et sa vie de foi.

Cet homme, marié ou non, est alors invité à entrer dans un parcours de discernement et de formation. Il est important que, pendant toute la démarche, soient respectées la liberté de celui qui est interpellé, comme la liberté de l’Église qui appelle (l’évêque). Il faut de la discrétion et le respect de la vie familiale de la personne. S’il est marié, l’épouse devra être pleinement consentante à l’ordination de son époux. S’il a des enfants, ils seront informés et éventuellement consultés.

Le diaconat est un ministère plénier nécessaire en tant que tel à l’Eglise pour la plénitude de sa vie et de sa mission. Devant le besoin de prêtres la question se pose parfois d’ordonner prêtres des diacres célibataires ou veufs. Les évêques de France ont clairement signifié que ce n’est pas une voie normale, diaconat et presbytérat relevant de deux vocations distinctes. Cela exige que, dans le temps de la formation et du discernement, tant du côté de la personne que du côté des responsables, on veille à un discernement sérieux pour bien identifier l’appel particulier qui a été adressé à chacun.

Normes pour la formation – Congrégation pour le clergé – Rome 1998
Profil des candidats au diaconat permanent

Normes pour la formation (Ratio) – Eglise de France 1999-2000
Le discernement des vocations au diaconat permanent